Mon journal des championnats – 1

27 ans après mon premier vol en ULM, me voici inscrit aux championnats de France, pour la première fois. Je n'ai pas l'esprit de compétition et trouve, vu de l'extérieur, les épreuves peu intéressantes. Mais sans savoir ce que j'aimerais voir à la place… donc, critique gratuite.

C'est plutôt par "obligation professionnelle", pour pouvoir en parler en connaissance de cause, que me voici prêt à affronter cette épreuve (dans tous les sens du terme). Je suis inscrit en pendulaire monoplace, mais je vole en solo sur un biplace. Lequel, vue sa faible masse à vide, reste néanmoins sous les 300 kg requis pour un vrai monoplace, limitation que les compétitions FAI ne reprennent pas. Mais pénalisé, sans doute, par la plus grande trainée du chariot.

Il s'agit d'un Cosmos Phase II de 1997 totalisant plus de 1000 heures de vol, dont beaucoup en voyages à l'étranger. J'ai bien connu les deux précédents propriétaires, dont le plus long (machine achetée en 2001), fut mon premier élève lâché, devenu ami et d'ailleurs membre du comité de rédaction de ULMiste. C'est donc une machine que je connais bien. Mais que j'ai récupérée démontée, moteur, aile et tricycle chacun de leur côté. J'ai amené le lot à Dijon, chez ses parents. Le chariot et le moteur ont été refaits à neuf par GDecouv'R, et l'inspection de l'aile a révélé des coutures hors normes. Il faut donc une toile neuve et c'est pourquoi, en attendant, je vole avec une aile que me prête La Mouette, une Ipsos 12 toute neuve. Merci aux Dijonnais !

J'ai par ailleurs racheté un parachute, qui devra être révisé avant d'être monté sur la machine. Au total, voici un ensemble qui part plein potentiel pour une somme très réduite par rapport à ce que l'on trouve en neuf actuellement…

Entraînement ?

Vu mon niveau de motivation, je ne me suis guère entraîné. Je connais mes faiblesses et m'attends à en découvrir plein d'autres ! Peut-être l'expérience aura-t-elle au moins ce mérite, de pointer ce sur quoi je dois travailler.

J'ai simplement ramené la machine de Dijon à Pizay, où j'ai passé quelques jours dans la fabrique des champions ! J'ai pris quelques mesures et me suis un peu remis la machine en mains. C'est tellement joueur, ces petits Cosmos – La Mouette, que Samir, patron du lieu et directeur de course sur l'épreuve, m'a gentiment rappelé, après un de mes vols, que c'est au championnat de France que je vais et non pas à une course aux pylônes…

Le vol depuis Dijon ne sera pas le plus beau de ma vie. Plafond bas, un front qui me suit, mais vent de face là où je suis. Le tout (ne le répétez pas), sans carte ni compas. J'ai juste observé une carte (de France, de 20 cm de haut), pour mémoriser mon trajet et la succession de ce qui pourrait être des repères. Mais une fois en l'air, il m'a fallu me décaler beaucoup plus à l'Est de ce que j'avais mémorisé, donc quelques moments de flottement sont venus ponctuer cette promenade par ailleurs peu réjouissante…

Puis, depuis quelques jours, des vols ici. J'avais prévu d'aller en vol à Chauvigny hier, mais finalement ce sera par la route, ce soir.

J'ai bénéficié, ici, de force conseils, astuces et matériel de Laurent Rapiteau et Eric Groby, qui ont été 7 fois champions de France en pendulaire biplace et ont cessé de concourir depuis deux ans. Merci à vous les amis !

Demain, paperasses en tout genre (la FFPlUM est très douée pour imposer des obligations que la loi ne prévoit pas), puis, sans doute, vols locaux pour aller prendre quelques repères dans la région.

J'essaierai d'alimenter cette rubrique au jour le jour en racontant, de mon point de vue, cette expérience. N'attendez donc pas forcément un compte-rendu exhaustif de toutes les classes.

P-J

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