Mon journal des championnats - 3

Jeudi 24 septembre. Premier jour de la compétition. La première épreuve est dite "domaine de vol" : une nav de 54 km en cinq branches entre Chauvigny et Montmorillon, où je n'étais pas retourné depuis mon examen d'instructeur il y a plus de 15 ans. Première branche libre. Seconde branche vitesse mini dans un couloir de 200 m de haut et 500 de large autour de l'axe. Hauteur libre, à conserver après la balise d'entrée. Il s'agit donc de zigzaguer et monter-descendre, à vitesse minimale. Puis deux branches en vitesse max. je me cale derrière Jean-Michel Serre, champion de monde de la catégorie, histoire de prendre une leçon. Mais je le double avant la fin de l'étape, histoire d'être devant lui au moins une fois. A Montmorillon, posé dans une "box", un carré de 5 m de long et 10 de large. Il faut juste un poser les roues, pas s'y arrêter bien sûr. On s'arrête sur la distance que l'on veut.

Après Montmorillon, une navigation "patatoïde" de 134 km est prévue. J'ai la carte à l'envers, je me perds dès le départ pendant quelques minutes… quand je retrouve mes marques, je suis en plein dans la zone interdite ! 0 à l'épreuve. Je ne me sens pas très bien, fatigué, un peu malade. J'ai le choix entre faire la nav pour le plaisir ou rentrer direct. Je prends cette seconde option, sous la pluie. L'après-midi, deux épreuves de décollage court et atterrissage de précision moteur coupé. Je foire les atterrissages, il y a un fort gradient… au total, je suis en queue du classement le soir, mais je n'ai aucun objectif, sinon de voir où j'en suis par rapport aux tout bons. Or, sur la seule épreuve du jour qui m'intéressait, à savoir la première, je suis juste derrière mon lièvre… donc satisfait !

Vendredi 25 septembre. Je zappe l'épreuve du matin, dite "nav contrat". Au départ du chrono, bloqué sur un créneau de deux heures, on nous donne 34 balises. Il faut calculer combien on peut en faire, en incluant le temps de préparation, puis déclarer combien on va en faire. Si on en fait plus, ça ne compte pas, si on en fait moins, on a des pénalités. Plus quelques options, telles que les "box" (voir plus haut), posées sur le terrain et à Montmorillon, que l'on peut toucher toutes les 5 balises.

En vrac et du boulot urgent. Je suis ici pour vivre le truc de dedans, pas pour un résultat quelconque, donc sans pression. Mais en observant ce que font les autres, je regrette de ne pas être en l'air…

L'aprem, précision d'atterrissage en trois minutes. Il s'agit d'être le plus proche possible des trois minutes, sur un tour de piste, entre le début du roulage et le touché des roues. Je n'ai jamais rien fait de tel. Je termine à 2 mn 58 s, soit dans la moyenne des pendulaires mono et biplaces. Les pénalités commencent quand on s'éloigne du but de 10 secondes, soit +5/-5 s. Les multiaxes et autogires sont globalement plus éloignés du temps imparti.

Puis, la reine des épreuves, du moins au plaisirmètre : une course contre la montre aux pylônes ! Deux pylônes, un à chaque diagonale du terrain. Décollage court, virage droite, axe de piste, virage gauche, deux fois, puis posé de précision et court. Jouïssif ! Je passe parmi les premiers. Heureusement, car si j'avais été le dernier, j'aurais enchaîné les tours jusqu'à la nuit, au diable le classement ! La seule épreuve, jusqu'ici, dont tout le monde revient avec une banane d'enfer !

Depuis deux jours, je comprends pourquoi certains compétiteurs aiment ça et y reviennent. C'est ce que je voulais savoir. De là à y prendre goût moi-même… avec une meilleure préparation, pourquoi pas… certains aiment tellement ça que ce sont leurs seuls vols de l'année… y compris, en pendulaire monoplace, parmi les meilleurs.

Demain, épreuve d'éco. Puis vent fort…

P-J

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