FFPlUM, ça suffit !

A l'heure où une gronde sournoise vise notre fédération ULM (FFPlUM), il nous a paru indispensable d'avoir l'avis de la "partie adverse", à savoir la FFPlUM, ce qui devrait être la base de tout comportement équilibré, avant de se faire sa propre opinion.

Rappelons toutefois que cette "gronde" est initiée par de courageux anonymes, qui se cachent derrière des appellations grotesques (Gérard Mensoif, par exemple) pour distiller leur venin. Venin qui consiste, notamment, à accuser les dirigeants actuels de notre fédération d'être responsables du décès de notre ancien président Dominique Méreuze : "Après la disparition du président, on veut supprimer le DTN. C'est l'éradication d'un couple qui a fait ce qu'est NOTRE fédération." Nos dirigeants actuels auraient donc "éradiqué" l'ancien président… le ridicule de ce texte serait à mépriser s'il ne rencontrait pas une audience si large que Vol Moteur, magazine historique de l'ULM, qui a été de tous les combats constructifs par le passé, n'appelait pas à le soutenir, via un éditorial d'un des co-fondateurs du magazine, René Coulon, avec un petit point Godwin au passage puisque nous serions selon lui dans un système hérité du nazisme…

Voici donc la réponse de Pierre-Henri Lopez, président élu de la FFPlUM, que nous avons eu au téléphone le 8 novembre.

Visite médicale : le ministère de la jeunesse et des sports impose depuis toujours une visite médicale annuelle de non-contrindication pour toute pratique sportive, de la pétanque à la pêche à la ligne en passant par le bilboquet. L'ULM, depuis toujours, fait fi de cette contrainte, mais a du, il y a dix ans, se résoudre à l'imposer lors de la première prise de licence. Le ministère revient à la charge et prétend désormais l'imposer chaque année, comme ça a toujours été le cas. La FFPlUM a décidé de continuer à ignorer cette contrainte ! Il n'y a donc pas de visite médicale, d'aucune sorte, imposée en 2017 ! Plusieurs solutions ont été envisagées, sans qu'aucune n'ait été menée à son terme à l'heure actuelle :

- Quitter le ministère de la jeunesse de des sports. Mais alors la délégation de l'ULM pourrait revenir à une autre entité, ce qui n'est pas envisageable. Les subventions de ce ministère, notamment traduites par la mise à disposition de cadres techniques, disparaîtraient. Or, même si la France est l'un des pays dits développés qui subventionne le moins ses sportifs, nos résultats en compétitions internationales sont largement imputables au fait que les coûts des compétitions sont réduits via l'argent public injecté.

- Demander une dispense au ministère. Inenvisageable, car ceci créerait un précédent dans lequel viendraient s'engouffrer toutes les fédérations sportives.

- Exiger de la DGAC une visite médicale annuelle pour tous (fédérés ou non), afin de limiter le risque d'hémorragie des licenciés. Le simple fait que cette option ait été envisagée pose question quant à la vision qu'ont nos représentants de ce pour quoi l'ULM se bat depuis plus de 30 ans, mais cette option a été rejetée.

Concernant la refonte des formations des instructeurs, la FFPlUM a émis des propositions, basées sur les diverses réunions publiques et échanges avec les concernés. La DGAC va publier un texte le 10 décembre, qui sera mis en consultation publique. Ce texte devrait reprendre en partie les propositions émises, mais comportera, selon un responsable de la DGAC, des éléments qui "ne devraient pas nous plaire". Nous verrons bien, mais, sur ce dossier, la FFPlUM a fait ce qu'elle pouvait, comme elle l'a toujours fait.

Radio 8,33. Personne ne le sait car il est vrai que la FFPlUM a toujours souffert d'un déficit de communication, mais nos dirigeants ont demandé qu'une subvention soit allouée pour équiper 10 000 ULM (rien que ça !) des nouvelles radios imposées par la DGAC.

Pesée sur la Tour ULM. Nos impétrants anonymes fustigent le fait que des machines aient été pesées lors du dernier Tour ULM. Cette initiative, basée sur le volontariat, a pourtant permis de faire nettement ressortir le fait que la quasi intégralité de la quarantaine de machines pesée est dans les clous ! A vide, certes, mais le propre de l'ULM à la française étant d'être déclaratif et auto-responsable, il n'appartient qu'à l'Etat de peser les machines avec leurs occupants. Pour la petite histoire, les seules machines hors clous à vide sont deux exemplaires du G1, machine qui a été retenue par la Gendarmerie, ce qui est un signe fort de la part de l'Etat… comment ces gendarmes pourraient-ils nous imposer de respecter des lois qu'eux-mêmes méprisent ?

Joël Amiable. L'objet principal de la fronde actuelle est, du moins en apparence, la demande formulée par nos dirigeants fédéraux du "renvoi" de notre DTN. Ce fonctionnaire détaché du ministère de la jeunesse et des sports officie depuis près de 20 ans, essentiellement pour ce qui concerne la pratique sportive. Il est notamment reproché à Joël d'avoir donné des consignes de vote lors de la dernière assemblée générale, début avril. Ceci est avéré et il ne s'en cache pas lui-même. Or, la charte de déontologie des cadres techniques, publiée dans l'arrêté du 31 juillet 2015, est très claire, notamment dans son article 5.1 : "l’agent exerçant les missions de CTS s’interdit de prendre parti dans les débats concernant la vie politique et élective de la fédération et des structures qui lui sont affiliées."

La façon de procéder est peut-être discutable, notamment considérant l'énorme travail que Joël a fourni pendant des années, mais sur le principe, il n'y a rien de contestable. Et, du reste, cette décision a été prise après lui avoir désigné un remplaçant, qui serait un ULMiste de longue date dont nous ne connaissons pas l'identité à l'heure actuelle.

Enfin, Pierre-Henri Lopez, aussi difficilement joignable que son estimé prédécesseur, a le même emploi du temps de "ministre", sans cesse sur les routes, les trains, les avions, en réunions et autres assemblées. Notre fédération travaille avec le même entrain qu'elle a toujours eu et sa seule communication, ULM Info et la page fédérale mensuelle, ne montre pas la moindre variation dans les fondamentaux à défendre. C'est cette communication-là qu'il faut retenir, car elle a valeur d'engagement, et non les bruits de couloir véhiculés ici ou là.

A ULMiste, nous sommes le seul magazine qui ne s'interdit pas de critiquer notre FFPlUM lorsque nous l'estimons nécessaire. Il est donc difficile de nous accuser d'une quelconque "collusion"… ainsi, les accusations absurdes de nos courageux anonymes, qui affirment publiquement que nous serions payés pour tenir ce discours, que nous aurions "une chambre à Vichy" (tiens, encore un Godwin), ou quoi que ce soit d'approchant est d'autant plus ridicule que nous, au moins, avons le courage de signer nos propos et de les assumer. Et il faudra bien bientôt nommer ces comploteurs, puisqu'ils font l'objet d'une plainte en diffamation de la part de nos représentants.

L'union fait la force ! Surtout dans la tempête !

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