Du nouveau chez Pegasus (P&M)

Article paru dans ULMiste n°8, février 2012

 

Du grand nouveau chez Pegasus

 

Lors de notre visite chez Pegasus au printemps 2011, nous savions que diverses nouveautés, notamment côté chariot, étaient à attendre. Nous avions même vu, dans le bureau, quelques photos de pendulaires totalement carénés… malgré notre insistance polie, nous n’avons pu savoir s’il y avait un lien... Au dernier salon « The Flying show » fin novembre, voici présentées les dernières nouveautés de chez Pegasus. 

 

PulsR

 

Ce chariot caréné à pare-brise enveloppant est une construction tout composite, utilisant les techniques en résine infusion, pour créer une coque rigide auto-porteuse, volumineuse, pour une protection passive optimale. La vitesse de croisière est donnée pour 152 km/h. Les sièges larges sont réglables pour tous gabarits de pilotes. Le réservoir est de 80l, ce qui permet de longues journées de vol sans ravitailler (s’il est possible de faire le plein avec deux occupants). Depuis que l’ULM existe, nombre de pendulaires fermés ont été expérimentés. Le plus célèbre reste bien entendu celui avec lequel Guy Delage a traversé l’Atlantique, qui nécessitait, pour conserver une bonne stabilité de route, une queue à dérives (fixes, non pilotables), façon autogire. Les productions plus contemporaines, dont nous publions quelques photos, ne rencontrent un (petit) marché que lorsqu’elles sont monoplaces et destinées à faire voler des ailes de vol libre, en motoplaneur pendulaire, comme par exemple le Silent allemand. Les autres productions ont, hélas, mené leurs constructeurs à la faillite, comme par exemple, pour citer celui qui mit le plus de moyens à sa communication et publicité, XX-Style composites, entité autrichienne qui fit un bref passage, sans suite commerciale, au milieu de la dernière décennie. Il semble bien qu’il n’y ait guère de marché pour ce segment, mais gageons que Pegasus, qui ne fait rien au hasard, sait pour quelle raison il propose cet appareil maintenant. La commercialisation est prévue pour la fin mai 2012 à un tarif qui s’annonce contenu.

 

Quik GTR STARS System

 

Si le tricycle n’a rien de nouveau, en revanche l’aile apporte une vraie solution au problème de la mise en roulis des ailes sans mât. Nous renvoyons nos lecteurs à notre numéro 3, dossier spécial ailes sans mât, qui fit un certain bruit parmi certains constructeurs concernés, sans toutefois qu’aucun ne nous apporte de réponses argumentées. Sommairement, une aile sans mât est moins souple qu’une aile avec mât et les déformations de lobes nécessaires à sa mise en roulis sont bridées par le balestron marginal, qui reste fixe. Sur la GTR (d’une surface de 13 m²), un dispositif nommé « STARS system » (STARS pour STAbilité en RouliS), relie le balestron marginal au déplacement de la transversale par un jeu de câbles et poulies et accompagne le mouvement de déformation du vrillage. Le balestron se lève de quelques degrés à la mise en virage, ce qui rend le roulis plus doux que sur une aile à balestron fixe. Si ce dispositif fonctionne, il s’agit d’une réelle avancée, au prix, certes, d’une complexification de l’ensemble, tendance lourde du pendulaire contemporain.

Les performances de l’ensemble chariot PulsR / aile GTR sont annoncées comme suit à la masse maximale de 472,5 kg : décrochage à 61 km/h, croisière au trim de 88 km/h à 152 km/h, VNE 192 km/h.

Enfin, dernière innovation, que nous avions déjà vue, toute la gamme des tricycles QUIK est maintenant disponible en version EXPLORER (tout terrain), avec ses pneus larges de 15cm, de nouveau gardes boues adaptés, une nouvelle fourche avant et un nouveau carénage de nez, pour des atterrissages en terrains "moins accueillants". Le QUIK EXPLORER apporte une touche tout-terrain à toute la gamme des QUIKs. Reste que les vitesses basses, assez élevées du fait de la foret charge alaire, interdisent, à moins d’avoir parfaitement sa machine en mains, les terrains trop courts…

Quelques-uns des pendulaires carénés mis le marché ces dernières années, sans succès commercial. Il est difficile de ne pas faire un parallèle avec le scooter C1 de BMW, qui fut un échec cuisant. Il semble que la clientèle sache faire la différence entre ce qui se pilote la tête à l’air libre et ce qui permet une vraie cabine fermée… Pegasus nous surprendront-ils encore ?

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