De la Normandie aux Pyrénées sans GPS

Article paru dans ULMiste n°9, avril 2012

 

De la Normandie aux Pyrénées sans GPS

 

Voila quelques mois que Sylvain et moi projetions de partir deux semaines en ULM au gré du vent. Pas de programme établi mais des idées et des personnes à aller voir comme Claude Kieger de Loravia ou de la famille et des amis. Sylvain vole en multiaxes Souris-Bulle 582 conception de Michel Barry et moi en Air Création Trek HKS équipé d'une aile iXess13 toute neuve achetée pour l'occasion ! Le but est d'être autonome et donc d'emporter avec nous tout le nécessaire pour bivouaquer sur les aérodromes ou plateformes ULM rencontrés lors du parcours. Suite à l'expérience de nos précédents voyages, nous avions décidé de voler le matin pour ne pas trop subir la turbulence mais en pratique on a toujours volé en pleine activité thermique entre 14h et 18h...

 

Stéphane Lelong

 

Châtellerault – Saumur

 

Après avoir perdu une journée en raison de la fermeture de l'espace aérien à cause de l'entraînement militaire du 14 juillet... Sylvain basé près d'Evreux est donc resté bloqué !

Encore une autre journée nécessaire à la préparation des machines et des pilotes. On part enfin chargé de tout le matériel nécessaire au bivouac avec le plein et un bidon supplémentaire de 20 l chacun. Nous décidons de remonter la Vienne jusqu'à Chinon où l'on récupère la Loire direction la Baule. Une petite pause pipi à Saumur et on repart pour un magnifique survol de La Loire, le fameux fleuve sauvage.

 

Saumur – Frossay

 

Navigation facile avec notre GPS naturel et gratuit sans erreur ni panne possible ! On passe au sud de la ville d'Angers, une ville très étalée avec la jonction de plusieurs rivières qui finissent dans la Loire. On aperçoit Ancenis mais on ne pose pas car la taxe d'atterrissage de l'année dernière n'est pas encore digérée et en plus il n'y a rien à voir sur ce terrain. Enfin Nantes, qui grâce à sa petite CTR nous permet de passer très près de la ville sans faire un énorme détour, direction la base ULM de Frossay. On reste circonspect de la très petite taille de cette CTR, pourtant un des gros aéroports français, comparée à des CTR plus grosses de petits aéroports à très faible trafic comme Angers ou Poitiers... En vue de la mer, on se pose à Frossay où l'accueil chaleureux nous rassure pour la suite de notre voyage. On verra que ce ne sera pas toujours le cas !

 

Frossay - La Baule

 

Après une petite boisson sans alcool, nous décollons direction la Baule, notre étape pour la nuit. Là commencent nos survols maritimes qui à eux seuls donnent une raison d'être à notre voyage. On aperçoit au sud l'île de Noirmoutier et au nord ouest la Bretagne. Au nord les installations de Saint-Nazaire et son aéroport, près des usines Airbus. La Baule, cité balnéaire dont la longue plage est bétonnée sur toute sa longueur, loin des plages sauvages de la Normandie que nous survolerons plus tard. Atterrissage et petite taxe sympathique de 5€ mais installations tip top et restaurant excellent et très abordable, super ! Petit tour à la plage à pied, ça use, ça use et installation de la tente sous les ailes de nuit et gros dodo après cette première partie.

 

La Baule – Belle-Île-en-Mer

 

Levé tardif et mauvaise surprise : la roue droite de mon pendulaire est à plat ! On est dimanche et pas de mécano ce jour-là. Le pro du pendulaire local des « Anglais Volant » se défile, sympa ! Heureusement une âme agréable, Roland Robert, constructeur d'une Souricette, rencontré la veille à Frossay nous emmène en ville pour trouver de quoi réparer.

Plus tard arrive un pilote de la Châtaigneraie travaillant avec notre ami Claude Canteau qui lui aussi se retrouve crevé, nous lui offrons une bombe anti-crevaison et hop c'est reparti pour sa séance de banderole. Remontage et décollage tardifs pour Belle-Île-en-Mer. Ce vol dans la baie du Golfe du Morbihan, puis verticale de l'île de Houat fut magnifique, des couleurs à couper le souffle, une multitude de bateaux. On monte un peu, 9 000 fts pour le pendulaire et moins pour la Souris-Bulle pour être en finesse de Belle-Île. Arrivée tranquille avec pas mal de trafic d'avions de voyage. Après avoir parqué les machines nous partons à pieds pour la plage du Donnant magnifiquement enclavée dans une crique, l'eau fraîche gâche un peu le spectacle, digne de la Corse. Nous repartons en fin d'après-midi faire un tour de l'île avec le pendulaire, outil incomparable pour le survol à basse altitude. Le soir, dur retour aux réalités humaines avec le gardien du terrain qui nous menace d'appeler les gendarmes si nous posons la tente sur l'aérodrome ! Il nous propose le camping  à 800 m de là. Nous mangeons notre maigre repas quand Maurice le gardien revient et nous propose de planter la tente sur le parking...

 

Belle-Île-en-Mer – Ploërmel

 

Après une bonne nuit à côté du trafic routier... nous prenons notre petit-déjeuner avec nos moyens du bord au grand dam de Maurice qui préfèrerait nous emmener à la boulangerie du coin ! On range les affaires tranquillement et sous la pression insistante de Maurice pour dégager les lieux, on décolle direction Ploërmel et le Golfe du Morbihan. Bilan : 7€ de taxe d'atterrissage + 9€ pour la nuit par machine. On aurait au moins aimé avoir l'eau de mer chauffée ! Belle-Île, aérodrome pour riches propriétaires suisses et parisiens, mais on reviendra quand-même vous voir avec nos mobylettes. Vol encore une fois magnifique aux couleurs grandioses qui nous amène à Ploërmel. Le club nous remonte sérieusement le moral avec un accueil chaleureux et féminin. Accompagnement à l'essence par une charmante demoiselle et repas pris en commun avec les membres du club ULM et on repart direction Vauville près de Cherbourg en passant par le Mont-Saint-Michel.

 

Ploërmel - Vauville en passant par le Mont-Saint-Michel !

 

A partir de là on commence à faire une petite navigation avec la bonne vielle carte et on suit le trait jusqu'au Mont-Saint-Michel, ensuite survol maritime le long des côtes de la Manche que nous connaissons bien. Survol de la base ULM de Portbail, mon fief. Nous ne posons pas car nous sommes attendus sur une base privée proche de l'aérodrome de Vauville. Cette base ULM est comme celle de Portbail dans un cade privilégié proche de la nature et de la mer. Chantal et Hervé, les propriétaires, nous accueillent les bras ouverts et nous montrent leur élevage de Bodet du Poitou et d'ânes. Baptême de l'air pour Chantal et repas pris en commun au restaurant face à la mer et aux Îles Anglo-Normandes. Merci Hervé, au retour nous plantons la tente et dodo.

 

Vauville – Courseulles-sur-Mer

 

Petit déjeuner dans l'étable au bord de la piste et nous rangeons les affaires, nous disons au revoir à nos hôtes et décollage pour avaler les plages et falaises de Normandie. Sur le chemin, petit passage sur le hangar à dirigeables d'Ecausseville et sur l'île de Tatihou puis nous traversons la réserve naturelle de la Baie des Veys puis survol des falaises de Cabourg et atterrissage à Courseulles-sur-Mer, le temps de faire une pause pipi, de manger un gâteau et boire un coup. Là encore la navigation fut facile, à vue sans trait sur la carte ! Le vol en bord de mer avec une couche de brume maritime fut un régal !

 

Courseulles-sur-Mer - La ferme des Moulins (Evreux)

 

Direction la base ULM privée de Sylvain où il entrepose sa Souricette et sa Souris-Bulle, ce fut la première navigation du parcours où j'ai eu besoin d'un trait sur la carte. Adieux les cheminements fluviaux et maritimes. Chez Sylvain nous faisons une petite pause de deux jours agrémentée de repas et séances détente à la piscine pour le repos du pilote ! Nous comptions prendre le chemin de l'est direction nos amis de la Loravia mais les prévisions météo annonçant une vague d'orage dans tout le nord de la France. Nous décidons de repartir dare-dare pour Châtellerault, la base d'attache de mon école d'ULM.

 

La ferme des Moulins – Senonches

 

Décollage bien chargé et évitement de la CTR d'Evreux, active avec quelques Transall en tour de piste. On prend le cap de Blois qui nous amène à survoler la base OTAN désaffectée d’Evreux-Senonches où je décide de me poser après avoir avalé les 3 km de piste en plaques de béton. Le vent est fort, Sylvain se fait chahuter à l'atterrissage. Il remet les gaz et se représente pour un atterrissage impeccable. Les installations sont délabrées et la tour de contrôle menace de s'effondrer. Nous redécollons avant d'attirer trop l'attention, en faisant attention de ne pas se faire rouler dessus par un Transall d'à côté ayant la même idée que nous...

 

Senonches – Amboise

 

Le vol se prolonge jusqu'à Blois où nous ne nous posons pas. Nous décidons de poursuivre jusqu'à Amboise-Dierre après avoir effectué un petit survol de la Loire. A Amboise, trafic remorqueur et planeur allemands dans tous les sens, posé « rapidos », nous faisons la connaissance d'un pilote de pendulaire travaillant pour une équipe de terrassement de la DGAC. Leur job : refaire les aérodromes partout en France. Il reste des mois sur place avec caravane et compagnie.

 

Amboise – Châtellerault

 

Fin de la première partie de notre périple, nous faisons une longue pose de trois jours à Châtellerault, à faire des vols locaux et des baptêmes à la famille et aux amis. Je fais faire à Sylvain un peu de pendulaire et lui me fait piloter un peu de « plein-d'axes » en Souris-Bulle. Nous campons sur mon aérodrome en créant une animation peu commune. C'est un peu le Woodstock ULMiste qui sème un peu de désordre dans le fonctionnement convenu de la plateforme. Jean-François et Jacques Babin, les deux instructeurs charismatiques du club d’avion des Ailes Châtelleraudaise, logent la Souris-Bulle dans leur hangar. Merci encore à eux pour leur accueil ! Dans le même temps nous observons les prévisions météo et nous prévoyons une descente dans le sud, pourquoi pas les Pyrénées ! Facile...

La météo s'annonce très bonne et un beau matin nous préparons bonshommes et machines pour un décollage dans la journée direction le sud.

 

Châtellerault – Sainte-Foy-la-Grande

 

Toujours dans l'idée de voyager sans GPS mais en l'absence de la mer et de fleuve, nous étudions une navigation cheminant le long des autoroutes et des grandes lignes électriques indiquées sur la carte OACI 1/500 000. Ainsi nous descendons en cheminant jusqu'à Sainte-Foy-la-Grande. La monotonie de ces longues lignes droites nous donne envie de jouer et Sylvain et moi nous nous adonnons à quelques combats aériens avant de reprendre notre route sans se tromper de ligne électrique... Bien sûr ces amusements sont possibles uniquement car nous nous connaissons assez bien pour avoir confiance l'un dans l'autre et voler en patrouille. L'accueil à Sainte Foy est au top car nous faisons la connaissance d'un propriétaire de planeur membre actif du club local qui nous emmène en ville où nous mangeons tous les trois dans un restaurant en extérieur en échangeant nos différentes expériences aéronautiques. Le soir, montage de la tente et dodo bien mérité. Le lendemain matin rangement, au revoir et décollage direction la base ULM de Saint Exupéry paraît-il la plus grande d'Europe !

 

Sainte-Foy-la-Grande - Base ULM Saint Exupéry

 

Arrivée dans la magnifique vallée ou est implantée la base ULM Saint-Exupéry, nous nous y posons après avoir fait un peu de tourisme aérien. Parkage des machines et direction le restaurant qui, presque fermé à cette heure tardive de l'après-midi, nous propose néanmoins un steak-frites-salade de très bonne facture, merci ! Petite sieste sous nos ailes et nous redécollons direction Bagnères-de-Luchon que nous atteignons en soirée. Navigation tranquille, nous montons juste un peu pour survoler la CTR d'Agen en faisant une verticale de l'aérodrome. Un pilote zélé nous dénonce au contrôle qui lui rétorque que nous sommes en TMA classe E donc sans contact radio, nous voila rassurés sur les compétences des contrôleurs.

 

Base ULM Saint Exupéry - Bagnères-de-Luchon

 

Nous avions prévu de nous poser sur un aérodrome en plaine mais vu la météo excellente et le vent faible nous décidons d'avancer dans la montagne et intégrons Bagnères assez facilement grâce à la lenteur de nos ULM... Pour nous pilotes de plaine, quelle émotion de pénétrer cette vallée montagneuse jusqu'au cœur des Pyrénées. L'aérodrome de Bagnères est magnifique, en plein milieu de la ville. L'accueil est chaleureux et compétent. On nous amène à la pompe, partie toujours la plus difficile du voyage en ULM. Les derniers parapentes se posent pendant l'installation de notre bivouac et le repas se fait avec les moyens du bord au vu de l'heure tardive.

 

Bagnères-de-Luchon – Peyresourde

 

Pour la suite de notre voyage nous avions prévu de longer les Pyrénées pour atteindre Oloron-Sainte-Marie et remonter jusqu'à Châtellerault par la côte atlantique. Un petit excès de confiance nous en aura privé ! En effet, en décollant de Bagnères, on avait dans l'idée de faire une verticale, voire de se poser sur l'altiport de Peyresourde. Juste avant nous un deltaplane motorisé Minimum décolle et grimpe dans la montagne pour voler gratuitement... Rangement des affaires, dernier briefing des locaux pour notre escapade en montagne et on se lance dans une lente montée qui nous amènera aux portes de l'Espagne, satellisés à 12 500 pieds, l'aiguille de mon altimètre a fait un tour et indique 2 500 pieds ! Mais le splendide panorama ne me laisse aucun doute sur l'altitude réelle. Quelle beauté, le vol où même la montagne devient petite, quel pied ! Avant d'en arriver là, j'ai réussi à retrouver notre deltiste faiblement motorisé en train de gratter la montagne. Petit coucou amical et hop on continue la montée. On quitte la vallée de Bagnères pour celle de Peyresourde où je fais un premier passage pour évaluer le vent et le plan d'approche pour cette piste pentue à 16%. A la radio on hésite, je reprends de l'altitude et là je vois mon Sylvain et la Bulle faire une approche puis une directe pour poser. A 5 000 pieds je vois Sylvain poser et à mi-piste sortir de celle-ci et s'immobiliser sur le côté. Silence, j'entends Sylvain à la radio qui me lance, « Steph j'ai tout pété! » Panique, que faire ? Repartir vers Bagnères chercher de l'aide ou me poser aussi ? La solidarité m'impose de me poser également et je fais une approche de précaution en remettant les gaz pour venir toucher tout doux la piste et monter me garer sur la plateforme en passant à coté de la Bulle bien triste sur le côté. Hélice cassée, bout d'aile cassée, train arraché, fond du fuselage abimé et capot moteur légèrement abimé.

Après constat des dégâts, un Tétras de Toulouse en stage montagne se pose avec un instructeur montagne qui nous toise en nous recommandant de faire un stage montagne, chez lui à la rigueur... Il nous aide à démonter les ailes de la Bulle et repart aussitôt. Nous décidons d'un plan d'action pour récupérer par la route la Souris-Bulle au plus vite. On allège le pendulaire au maximum, Sylvain pèse lourd ! Et nous repartons direction Muret aux portes de Toulouse pour déposer Sylvain qui prendra un taxi puis un TGV jusqu'à sa base et redescendra avec sa remorque me récupérer à Châtellerault. Pour ma part, je rentrerai en vol.

 

Peyresourde – Muret

 

Le décollage sans vent prend un peu de temps malgré la pente de 16% à cause d'un léger vent arrière. On monte péniblement et nous sautons toutes les montagnes pour faire une directe vers Muret-Lherm. Ce terrain contrôlé abrite entre autres l'école de pilotage de l'ENAC. Le trafic assez intense et notre manque de préparation nous mettent dans le doute quant à notre accueil ! Finalement la contrôleuse très ouverte et très pro nous intègre entre les TB10 qui « speedent » à la queuleuleu pour atterrir. Je réduis au maximum mon circuit et me pose en 50 m et sors à la première bretelle de cette piste de quelques kms... On se gare sous la tour dans une chaleur étouffante digne de la région de Toulouse. Je m’extrais le plus vite possible de ma combinaison de vol et cours faire un pipi contre la tour de contrôle ! Ensuite nous déchargeons les affaires de Sylvain et préparons ma nav retour en attendant le taxi de Sylvain. L'image cocasse de notre pendulaire au pied de la tour de ce terrain pro avec toutes nos affaires éparpillées au pied de la tour. Je range tout cela, remonte sur l'ULM et demande à la Tour l'autorisation de rouler. Malheureusement trop de monde dans le circuit, elle me fait attendre et  je commence à chauffer dans ma combinaison et mon moteur aussi. Finalement, elle m'expédie en retardant deux approches et je fais une directe pour Agen puis Sainte-Foy-la-Grande où je dors sur place dans une caravane de planeur par bonheur restée ouverte car je n'ai plus de matos de camping à bord. Le lendemain matin je décolle tôt en traversant une couche de stratus bas qui se disloque. Verticale d'Angoulême et retour à Châtellerault pour un dernier vol dans un air calme. Arrivé sur ma plateforme en même temps que les premiers fanas des tours de piste, rangement de la machine dans le hangar.

 

Début de la galère

 

Pour notre voyage nous voulions oublier la voiture, c'est raté ! Mille kilomètres aller et autant au retour pour récupérer la machine accidentée avec un petit tour à la BGTA de Tarbes pour leur expliquer notre petite aventure et les rassurer sur notre volonté de ne pas nous soustraire à la procédure de déclaration d'accident. Ils nous apprennent que l'altiport est fermé jusqu'à l'enlèvement de l'épave et que je risque d'être inquiété car je me suis posé derrière Sylvain alors qu'il était immobilisé sur la plateforme. J'avais heureusement fait des photos qui montrent que la piste en dur était assez dégagée pour mon atterrissage en sécurité !

Cette mésaventure aéronautique a ramené sur terre les ULMistes que nous sommes. Les bureaucrates appliquant les procédures aéronautiques applicables également aux ULM mais conçus à la base pour l'aviation sérieuse. Ainsi on se rend compte qu'il vaux mieux se crasher sur une base ULM en rase campagne que sur un aérodrome ou là il ne passera pas inaperçu, le crash! Dans une telle situation, penser à prendre des témoins et des photos de l'événement et de l'environnement pour pouvoir prouver sa bonne foi auprès des fonctionnaires de la DGAC et de la BGTA. Dans le cadre d'un altiport il aurait été intéressant de se former aux posés en montagne, mais notre voyage construit au jour le jour ne nous a pas permis d'y penser à l'avance ! Il y a moins de risque avec la formation hydro, on osera pas se poser sur l'eau à l'improviste même avec les gros pneus ballons de Sylvain!

 

Conclusions

 

Notre voyage de 35h de vol et environ trois mille kilomètres avec des machines accessibles et faiblement motorisées, 60cv, nous a amené à survoler des paysages magnifiques aussi bien maritimes que montagnards. Ce voyage démontre également la capacité des pendulaires de voler en compagnie de multiaxes équipé de motorisation équivalente. On ne peut bien sûr pas comparer un pendulaire de 60cv avec un avion de 100cv. Nous avons également navigué sans utiliser de GPS. L'utilisation d'une carte OACI avec le support des cartes VAC, NOTAM et SUP AIP. Ces cartes sont maintenant accessibles sur nos téléphones. Le plus dur après ce voyage fut de retourner à nos vols locaux en attendant l'année prochaine et notre prochain périple en ULM.

 

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