Blois 2012

Article paru dans ULMiste n° 12, octobre 2012

 

Blois 2012

 

En interrogeant des exposants et des visiteurs, il nous est apparu que les seuls satisfaits (ou pas trop déçus), sont ceux qui venaient ici pour la première ou troisième fois. Ceux qui ont pu connaître Blois à une autre époque s’en retournent chez eux dépités, voire révoltés pour certains. Plus de fête sur les stands le soir, plus tellement d’ambiance, peu de visiteurs aériens, un parking auto pas vraiment saturé, « que des avions à 100 000 », mais des exposants plutôt disponibles et pour certains lassés car peut-être embarrassés par la sempiternelle question : « ça pèse combien ? »

 

Pierre-Jean le Camus

 

Quoi faire ?

 

Difficile de pointer une quelconque responsabilité dans ce déclin du plus vieux rassemblement ULM au monde (et encore le plus important). Qui de la poule ou de l’œuf ? En tous cas, côté œuf, pour celui qui est venu en vol de pas trop loin, ça donne un week-end à 300 € pour venir voir quasi exclusivement des engins qu’il ne pourra jamais se payer… On fait souvent le parallèle avec le Mondial de l’auto… certes, on y vient admirer les belles autos toutes plates qui valent quatre fois le prix de sa maison à crédit sur 20 ans (ainsi que les belles jeunes filles machistes qui les mettent en valeur). Mais on en repart avec la doc de la citadine à 10 000 € qu’on achètera dans l’année… l’ULM, fut un temps, voulait être cette citadine par rapport à une aviation lourde, chère, compliquée et un peu snobe. Il est urgent que l’aviation « noble » fasse le ménage chez elle, plutôt que de venir verser sa poussière sur notre tapis !

 

Quelques-uns des rares trois-axes haut de gamme véritablement exploitables en biplace (ils sont français, ceci explique cela, les autres pays ne faisant que peu de cas de notre réglementation). Le Junka, le MCR nouvelle génération et le Gazaile. Ce dernier est l’exemplaire de notre collaborateur Frédéric Monforte, qui reçut le prix de l’esthétique. Cette machine est sortie de ses mains en trois ans et moyennant environ 15 000 € moteur Peugeot compris !

Etaient également présents bien sûr les trois-axes biplaces abordables, BestOff, Guépard et dérivés, X’Air.

 

Chez certains, tels Zénair ou Finesse Max, on n’hésitait pas à exploser la version avion des « ULM » disponibles par ailleurs. Ce qui dénote une certaine cohérence, voire même intelligence : « vous voulez faire de l’avion ? Vous avez la version inexploitable ou la version qui peut tout faire ».

 

Côté autogires, les deux nouveautés étaient le J-Ro de DTA enfin en production (et déjà vendu à quelques unités), d’un niveau de finition remarquable, ainsi que la voilure tournante à moteur BMW des hongrois Apollo. Ce dernier, sustenté d’un rotor allemand Autogiro, n’a pas été vu en vol, faute de papiers en règle en France.

 

Au niveau des moteurs, outre la gamme UL Power, Vija, le Lor75 et le D-Motor présenté tournant sur un banc, la vedette fut le 912 à injection, présenté avec tout l’équipement qui vient avec, qui permet de mieux comprendre les 7 kg en plus. Toujours chez Rotax, le 582, avec 11 exemplaires écoulés en 2011 en France, vit sans doute ses derniers instants… chez HKS France (Air Création), on a vu les nouvelles écopes qui optimisent le refroidissement en propulsif. Enfin, un possible successeur du 503, le R 540 des espagnols H&E, représenté en France par Loravia.

 

Pendulaires : le scoop était le Puls’R des anglais Pegasus, sous lequel discutent ici Bill Brooks, le concepteur et Gilles Bru, Air Création. Lesquels ardéchois présentaient la Bionix 13 en essai dans ce même numéro. Le chariot Ventura, visible depuis quelques années à Blois mais invisible le reste de l’année, est désormais sustenté par des ailes La Mouette. DTA offrait à nos regards la machine sur laquelle ont été remportés les championnats du monde. La Magic a subi quelques modifications depuis notre essai. La masse maximale a été portée à 472,5 kg et des turbulateurs ont été ajoutés sur toute l’envergure. Enfin, côté monoplaces, petite surprise avec ce micro chariot Solueo encore à l’état de prototype et pas fini, mais qui semble prometteur. Solueo est un bureau d’études de Châtellerault.

 

Heureusement, les paramoteurs et le dirigeable, pourtant relégués en arrière des stands, ont mis une touche de gaieté à ce salon bien terne… pourtant, les exposants ont su faire l’effort cette année de ce pas plier leurs stand avant 17 h le dimanche.

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